Mali : vers la dissolution des partis politiques et un nouveau quinquenat pour GOÏTA

Au Mali, conformément aux recommandations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’Extérieur, le Conseil des Ministres a adopté, hier mercredi 30 avril 2025, un projet de loi portant abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et de la Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition politique. Cette décision ouvre ainsi la voie à la dissolution des partis politiques qui ont boycotté les Assises.Pour rappel, à l’issue des concertations tenues les 28 et 29 avril 2025, les forces vives ont soumis plusieurs recommandations destinées à réviser certaines orientations de la Transition. Il s’agit notamment de la dissolution, comme au Niger, des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation ; la suppression du financement public des activités des partis politiques; l’audit du financement public des partis politiques ainsi que le durcissement des conditions de création des partis politiques en fixant une caution de cent millions (100 000 000) de francs CFA pour la création d’un parti politique. Dans la même lancée, les délégués ont opté pour la suppression du Statut du chef de file de l’opposition politique à travers l’abrogation de la Loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition ; la révision de la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de l’AES.Le projet de loi ainsi adopté, abroge dans toutes leurs dispositions, la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et la Loi n°2015-007 du 4 mars 2015 portant Statut de l’opposition politique. Une décision qui risque de provoquer une levée de boucliers au sein de la classe politique surtout avec la prolongation pour une durée indéterminée de la transition alors que les autorités militaires actuelles de Bamako sont en train de boucler un quinquennat, renvoyant à chaque fois, les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel aux calendes grecques.

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