dixit Ousmane Harouna Secrétaire permanent du Cadre de Réflexion sur l’Avenir du Niger.
Le samedi 08 février dernier, le Cadre de Réflexion sur l’Avenir du Niger (CRAN), a soufflé ses deux bougies. C’était dans la salle VIP du Palais du 29 juillet. La cérémonie qui a mobilisé du beau monde a été marquée par deux évènements majeurs, une conférence sur le thème « le Civisme, la Citoyenneté, le Patriotisme et la Sauvegarde de la Patrie », animée par Dr. Idi Tanko Enseignant chercheur à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, d’une part, et la remise d’une contribution au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la patrie (FSSP). Convié à la cérémonie, le journal MUTATIONS, s’est entretenu avec Mr Ousmane Harouna dit Dim. Il est le Secrétaire permanent du Cadre de Réflexion sur l’Avenir du Niger et Secrétaire à l’organisation du Bureau exécutif national, élu depuis l’Assemblée générale constitutive. Il est éducateur spécialisé de formation, c’est-à-dire enseignant spécialisé qui connaît bien les techniques et les approches pédagogiques pour inculquer le savoir aux personnes et aux élèves en situation de handicap.
MUTATIONS : Qu’est ce qui a motivé la création du CRAN ?
Ousmane Harouna : Déjà en février 2022, nous nous sommes dits que le pays va mal, c’est-à-dire bien avant les évènements du 26 juillet 2023. Il fallait alors trouver une voie pour sortir le Niger des sentiers battus. Raison pour laquelle nous avons mis en place ce cadre de réflexion pour aider les dirigeants sur des thématiques diverses. Et comme vous le constatez, le CRAN est composé de plusieurs compétences ; des spécialistes en éducation, des ingénieurs en Industrie, en Bâtiment, en Pétrole, des médecins, des juristes, des magistrats, des avocats, etc. Pour cela, ne synergie d’actions est mise en place pour que nous puissions apporter notre pierre à la construction de l’édifice nationale. Et, avec les évènements du 26 juillet 2023, bien de nigériens vivant au Niger ou de la diaspora, ont compris que nous étions déjà en avance, au regard de la situation difficile que traversait notre patrie le Niger.
Aujourd’hui vous célébrez votre deuxième anniversaire. Quel bilan pour le CRAN, en deux ans d’existence, en termes d’activités, en termes d’actions, en termes de réalisations… ?
Nous pouvons nous réjouir, et à juste titre, que le bilan est positif. Parce que, de sa création à ce jour, le CRAN a eu à réfléchir sur un document diagnostique sur le système éducatif Nigérien, document dont nous avons remis copie au Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP), lors de la célébration de notre deuxième anniversaire. Nous avons également contribué en nature au FSSP. Au-delà de ces deux grandes activités, nous avons tenu des réunions permanentes pour réfléchir sur des thèmes qui cadrent avec le développement de notre chère patrie le Niger.

C’est pour vous dire que le thème de la conférence du 2ème anniversaire, relatif au civisme, au patriotisme, à la souveraineté, et à la sauvegarde la patrie n’est pas fortuit. Au-delà, nous avons des thèmes sur l’Environnement, la Sécurité, la Santé, l’Immigration, etc. C’est pour vous dire que nous disposons de toute une banque de données qui va nous permettre à chaque fois d’être beaucoup plus actifs, parce que comme je le disais, au CRAN, nous réfléchissons sur un avenir harmonieux pour le Niger.
Justement pourquoi le choix de ce thème ?
Vous savez, c’est un thème d’actualité parce que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), qui est aux commandes de notre pays, a toujours mis l’accent sur le civisme, le patriotisme, la citoyenneté et la sauvegarde de la patrie. Et donc, dans le cadre de ce deuxième anniversaire, nous nous sommes dits aussi que nous allons mener une réflexion approfondie pour accompagner les autorités. En plus, c’est parce que nous avons compris aussi que le civisme, la citoyenneté, le patriotisme et la souveraineté nationale, sont des questions que bon nombre de Nigériens ont oubliées, ou alors il y a véritablement un comportement négatif par rapport à ces concepts, à ces mots clés. Et, si vous avez bien suivi le conférencier, en l’occurrence Dr. Idi Tanko Enseignant chercheur à l’Université Abdou Moumouni de Niamey, avant, les nigériens avaient l’amour de leur patrie. Aujourd’hui, ils mettent davantage en avant le bien matériel, l’acquisition rapide des richesses, l’enrichissement à tout prix…Toutes ces vieilles valeurs sont en train de disparaître et tant que ça disparaît on ne peut pas prétendre au développement. Donc le choix du thème de la conférence vise à sensibiliser les nigériens, notamment la jeunesse qui est le fer de lance de tout développement, à donner le meilleur d’elle-même pour que nous puissions adopter des comportements positifs, des attitudes positives, donner le meilleur de nous-mêmes pour que ce Niger que nous chérissons tous puisse aller de l’avant.
Avez-vous l’impression que votre a été compris ?
Bien sûr, et c’est pourquoi je saisis l’occasion que vous m’offrez pour lancer un appel à tous les citoyens de notre patrie commune le Niger : il faut changer de mentalité, opter toujours pour le positif et d’éviter les vaines querelles qui ne nous amènent pas loin ; et également d’être productifs parce que la paresse, le va vite en besogne …sont des maux qui gangrènent notre société. Et ce sont ces maux qui font que le Niger n’avance pas, que nous n’avançons pas et que nous ne faisons que tourer en boucle. Nous avons les potentialités, nous avons les richesses, il faut simplement que nous utilisons notre substance grise pour faire de notre pays un pays de référence dans la sous-région, un pays de référence au sein de l’AES, un pays de référence dans le monde entier.
Propos recueillis par Mangal Kétéri
(MUTATIONS)





